D'une façon générale, la séduction dans ce qu'elle a de plus noble et impressionnant est le plus souvent présentée comme une entreprise masculine plutôt que féminine.
On peut citer les noms de quelques grands séducteurs masculins qui marquent le souvenir collectif : Giacomo Casanova, Don Juan, Solal dans le roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur, ou encore James Bond. Le caractère fictif des trois derniers personnages est un indice important. Il souligne le fait que la séduction est un processus extrêmement difficile à appréhender, le charme qu'un individu dégage étant volontiers entendu comme hautement subjectif. Il montre par ailleurs qu'auteurs et cinéastes ont usé et abusé de la figure du séducteur dans leurs œuvres.
Ainsi, il existe clairement une résistance du sens commun à l'investigation scientifique d'un domaine que le romantisme a chargé de référents clairs et de mythes puissants, comme le coup de foudre par exemple. Les perspectives doivent tout de même être exposées.